Oct 112016
 

           img_20161011_151019Dans notre diocèse, 115 prêtres secondent l’évêque dans sa tâche de pastorale. Certains d’entre eux assument des missions à l’extérieur (d’aumônier militaire, par ex.) de sorte qu’on estime à environ 95 le nombre de ceux qui sont effectivement présents dans le Cher et l’Indre, en comptant parmi eux, ceux qui ne sont pas du diocèse mais y sont envoyés par une congrégation religieuse (les frères de St Jean à Pellevoisin), où sont venus y prendre une retraite bien méritée et … encore active (le père Pierre, sur nos paroisses). Evidemment, il y le nombre (important) de ceux dont le grand âge et la santé ne permettent plus d’assumer trop d’activités, de sorte qu’environ 65 seulement sont en en responsabilité.

       img_20161011_102455La plupart d’entre eux avait répondu présent à l’appel de notre évêque, qui chaque année réunis ses collaborateurs dans le sacerdoce en assemblée. Cette année, alors depuis plusieurs mois les prêtres s’efforcent de faire découvrir les grâces de la miséricorde à tous ceux auxquels le Seigneur les envoie, il s’agissait de prendre un temps qui leur soit réservé, afin de vivre pour eux-mêmes, dans leur sacerdoce, ce mystère de la miséricorde. L’Assemblée des prêtres (presbytérium), fut donc invitée à une démarche spirituelle incluant le passage de la porte sainte, dans la basilique d’Issoudun.

          Ce passage fut vécu en 4 stations, reprenant ce qui fut proposé en juin dernier à Rome, pour le jubilé des prêtres. A chacune de ces étapes, un texte du Pape François guidait la démarche.

          La première station fut l’occasion de rendre grâce pour la miséricorde reçue, avec une méditation sur les plaies du Christ ressuscité, lors de ses apparitions aux disciples (Jean 20, 18-23). Pape François : « L’image définitive du réceptacle de la miséricorde, nous la trouvons dans les plaies du Seigneur ressuscité, image de l’empreinte du péché, restauré par Dieu, qui ne s’efface pas totalement ni ne suppure : c’est une cicatrice, non une blessure purulente. Les plaies du Seigneur. (…) c’est dans cette sensibilité propre aux cicatrices, qui nous rappellent la blessure sans forte douleur et la guérison sans que nous n’oubliions la fragilité, que réside la miséricorde divine : dans nos cicatrices. »

          img_20161011_121135La seconde station conduisit à regarder la figure de St Paul, tel qu’il se présente lui-même dans la lettre aux Corinthiens, évoquant cette « écharde dans la chair » qui l’empêche de se surestimer (2Co 12, 7-10). Comme lui, les prêtres reçoivent leur légitimité de la miséricorde qui leur est faite par le Père. Pape François :  « Le sentiment de honte pour les péchés personnels et le sentiment de la dignité à laquelle le Seigneur nous élève peuvent cohabiter, dans une saine tension. Nous pouvons passer, sans préliminaires, de l’éloignement à la fête, comme dans la parabole de l’enfant prodigue, et utiliser notre propre péché comme réceptacle de la miséricorde. Je le répète, (…) utiliser notre propre péché comme réceptacle de la miséricorde.  (…) Par conséquent, dans la prière, il ne convient pas d’intellectualiser. Rapidement, avec l’aide de la Grâce, notre dialogue avec le Seigneur doit se concrétiser dans mon péché qui demande que ta miséricorde repose sur moi, Seigneur, là où je sens le plus de honte et où je désire le plus réparer ; »

          img_20161011_150949A la troisième station, les prêtres prièrent les uns pour les autres, demandant la grâce de devenir les serviteurs de la miséricorde, à la suite des apôtres (Actes des Apôtres 3, 1-9) : Pape François :  « Nous avons demandé la grâce d’être des signes et des instruments, maintenant il s’agit d’ ‘‘agir’’, et de ne pas accomplir seulement des gestes mais de faire des œuvres, d’institutionnaliser, de créer une culture de la miséricorde, qui n’est pas la même chose qu’une culture de bienfaisance ; nous devons les distinguer. En nous mettant à l’œuvre, nous sentons immédiatement que c’est l’Eprit qui suscite, qui fait avancer ces œuvres. Et il le fait en utilisant les signes et les instruments qu’il veut, bien qu’ils ne ‘‘soient’’ pas toujours, par eux-mêmes, les plus aptes. Bien plus, on dirait que pour exercer les œuvres de miséricorde l’Esprit choisit plutôt les instruments les plus pauvres, les plus humbles et insignifiants, ceux qui ont le plus besoin eux-mêmes de ce premier rayon de la miséricorde divine. Ce sont ceux-là qui se laissent le mieux former et préparer pour réaliser un service d’une efficacité incontestable et de qualité. La joie de nous sentir des ‘‘serviteurs inutiles’’, pour ceux que le Seigneur bénit par la fécondité de sa grâce, et que lui-même en personne fait asseoir à sa table et à qui il sert l’Eucharistie, est une confirmation que nous travaillons à ses œuvres de miséricorde. »

 

Enfin, l’ultime et quatrième station rassembla tout le monde dans la chapelle img_20161011_121220de la Vierge, mère de miséricorde, dans l’action de grâce du Magnificat (St Luc 1, 46-55), pour lui confier notre sacerdoce et l’exercice de notre ministère. Pape François :   « Nous pouvons conclure en priant le Salve Regina, dont les invocations font écho à l’esprit du Magnificat. Elle est Mère de miséricorde, de vie, de douceur, et elle est notre espérance. Et quand vous, prêtres, vous avez des moments sombres, mauvais, quand vous ne savez pas comment vous débrouiller au plus intime de votre cœur, je
ne dis pas seulement « regardez la Mère », cela vous devez le faire, mais : allez là et laissez-vous regarder par elle, en silence, et aussi en vous endormant. Cela fera qu’à ces moments mauvais, peut-être avec beaucoup d’erreurs que vous avez faites et qui vous ont conduits à ce point, toute cette saleté deviendra réceptacle de miséricorde. Laissez-vous regarder par la Vierge. Ses yeux miséricordieux sont ceux que nous considérons comme le meilleur vase de la miséricorde, dans le sens où nous pouvons boire en eux ce regard indulgent et bon, dont nous avons soif comme on peut seulement avoir soif d’un regard. Ces yeux miséricordieux sont également ceux qui nous font voir les œuvres de miséricorde de Dieu dans l’histoire des hommes et découvrir Jésus sur leurs visages. En Marie nous trouvons la terre promise – le Règne de la miséricorde instauré par le Seigneur – qui vient, déjà en cette vie, après tout exil où nous envoie le péché. »

           A la suite de cette démarche, l’eucharistie fut célébrée autour de Monseigneur Maillard, en prenant la messe votive de la miséricorde. Une célébration dans laquelle chacun eut à cœur de porter dans la prière les fidèles à qui il est envoyé.

Social Media Icons Powered by Acurax Web Development Company
Visit Us On FacebookVisit Us On YoutubeVisit Us On Twitter