Jan 262016
 

coloriage-rois-mages_gif_1214             Au cœur du temps de Noël, entre la fête de la Nativité et celle du Baptême du Christ, se situe celle de l’Epiphanie avec la visite des Mages. Le parcours de ces hommes venus de loin peut se comprendre comme une école pour le temps ordinaire dans lequel nous sommes entrés : le temps de l’ordinaire quête du Christ dans  nos existences quotidiennes.

Ce 9 janvier dernier, 60 enfants du catéchisme étaient justement rassemblés pour réfléchir et vivre ce mystère de l’Epiphanie. A cette occasion, ils ont été invités à parcourir les rues de Pouligny, dans une grande chasse au trésor, pour trouver des étoiles. Et, d’un étoiles à l’autre, ils ont été ainsi conduit jusqu’à l’église pour y célébrer la présence réelle du Christ avec la communauté paroissiale. Ces enfants ont pu vivre cette quête du Messie dans une de nos communes, sur leur lieu de vie habituelle. Au terme, comme les mages, ils ont célébré l’eucharistie, et ainsi,  « Ils sont venus l’adorer !»

               C’est ce qui synthétise la démarche des mages. Un thème qui peut encore et déjà éclairer notre temps ordinaire, ce temps donné pour vivre notre désir de Dieu, dans une quête inlassable de sa présence. Une quête du Messie qui vient toujours à nous, à entreprendre à la suite des ces mages et de leur étoile. Une quête qui peut se comprendre comme un passage du désastre au désir, à l’aide des réflexions de Xavier Thévenot, Salésien de Don Bosco et théologien. (Cf. X. Thévenot, « Avance en eau profonde ! » DDB/ Cerf, Paris, 1997)

             En effet, nous pourrions dire qu’à la manière des mages, nous sommes souvent préoccupés de trouver notre destin et celui de notre Eglise dans une « quête d’astrologue ». Nous sommes parfois fascinés par les astres, au sens ou nous avons les yeux fixés vers ce qui est aussi brillant qu’inaccessible, littéralement sidérés (c’est-à-dire le regard captif), par des images d’Eglise, emprunt de nos nostalgies du passé ou de nos rêves de réussites pastorales futures. Nous avons les yeux orientés vers l’astre brillant que constituent nos rêves d’une Eglise, star de la société, qui réunirait tous les critères de réussites de ce monde. On la voudrait débordante de ses adhérents, omniprésente et omnisciente par ses activités, reconnue et crédible sur la place publique par son image (idole ?) de marque. Bref, nous sommes là, comme des astrologues littéralement en plein désastre (dés-astre), c’est-à-dire regardant le mauvais astre, pour y chercher leur destin !

            roimage12Mais les mages virent apparaître une nouvelle étoile, et en la suivant, abaissèrent leur regard du ciel vers la terre pour finalement quitter le monde astral au profit d’une quête plus … incarnée. En cela, ils sont devenus des hommes de « désir » puisque le mot « désir » (de-sidus) renvoie à l’idée qu’il faut sortir de la fascination exercée par un astre. C’est ce désir de vérité qui les a conduit dans une plongée au cœur de la réalité du monde, tel qu’il est, pour y trouver le Messie. « (…) ils apprennent à se confronter à l’ambiguïté de la politique, en la personne d’Hérode, roi jaloux et sanguinaire ; puis à découvrir une réalité qui a toutes les apparences de la banalité, une mère avec son enfant ; et enfin à percevoir, en l’extrême fragilité de ce nouveau-né, le Messie attendu » (X. Thévenot, Op.cit., p. 113.) A bien lire l’évangile en effet, ce n’est pas sous un mode triomphaliste, éclatant d’une gloire humaine extra-ordinaire, que le Christ est venu à nous, mais sous un mode d’humilité, de pauvreté, étonnant de simplicité et de banalité : Dieu s’est fait homme dans l’ordinaire de nos vies !

              En Attente du Christ, il nous faut donc, à la suite des mages, passer du désastre au désir. Chercher le Dieu de Jésus Christ, c’est passer de l’espoir humain d’un avenir merveilleux (le ciel étoilé), à l’espérance divine d’une présence réelle au cœur de l’ordinaire banalité du quotidien ! C’est la voie d’incarnation suivie par les mages qui nous conduit à ne pas nous focaliser sur des rêves illusoires de réussites pastorales éclatantes, mais à confronter notre regard à la réalité, et reconnaître le Christ déjà présent au cœur des pauvretés de ce monde, et donc des pauvretés de nos communautés. Cette pâque du désastre au désir nous fait reprendre le titre d’un ouvrage de Victor Sion, en plaidant « pour un réalisme spirituel » ! Entrer en Avent d’humilité, de simplicité, en se contentant des signes qui nous sont déjà donnés, et creuser en nous le désir du Christ tel qu’il est, et non tel qu’on le souhaite ; apprendre à aimer l’Eglise telle qu’elle est et non telle qu’on la rêve ; accepter d’entrer sur les chemins de pauvreté ou Jésus nous attend et ou l’Eglise est engagée, quand bien même ces chemins ne sont pas ceux que nous aurions voulus par nous-mêmes.

Jan 022016
 
Un Avent de miséricorde à Bélâbre

            Le dernier dimanche de l’Avent fut l’occasion de rassembler les enfants du catéchisme de nos deux paroisses, qui venaient d’entrer en vacances scolaires. Il furent une cinquantaine à se rassembler à Bélâbre, pour se préparer à célébrer Noël en se mettant au service de ceux qui ont besoin d’un Salut, qui sont en Avent d’une aide et d’un secours.             De fait, les bénévoles de l’équipe du Secours Catholique sont venus raconter aux jeunes ce qu’était leur mission. Accueil et écoute des personnes en situation de détresse; aide ponctuelle par des bons alimentaires ou la prise en charge des factures [Lire la suite…]

Mai 122015
 
Dis grand-mère, c'est quoi le chemin de Lumière ?

Né en 1988 grâce au prêtre Sabino Palumbieri et son mouvement « les témoins du Ressuscité», il est également composé de 14 stations qui racontent les différentes rencontres de Jésus ressuscité avec ses apôtres et ses disciples, son Ascension (son retour au ciel vers son Père) et se termine par le don de l’Esprit saint promis par Jésus lui-même.

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