Jan 052016
 

messe 2           Nous étions nombreux en cette nuit de Noël à venir célébrer la nativité du Christ. A 19h, la messe célébrée à Pouligny a rassemblé de très nombreuses familles avec beaucoup d’enfants. A 21h, l’église de Bélâbre était remplie, ainsi que celle de Tournon. Enfin, à 22h, celle de St Génitour faisait elle aussi le plein. Chacune des célébrations a été préparée avec le sens liturgique et le style de nos diverses communautés. Ici, on fit une veillée, là une crèche vivante, ailleurs furent repris les chants les plus populaires, tandis qu’autre part c’est avec plus de classicisme que la prière fut animée.

          messe Comme à l’accoutumée, la messe de la nuit a rassemblé des fidèles habitués de nos clochers, mais également des fidèles venus d’ailleurs pour rejoindre les leurs et passer Noël en famille, ainsi que des habitants de nos territoires ayant peu l’habitude de fréquenter nos célébrations. La prière de tous en fut enrichie, la Parole de Dieu a retenti aux oreilles de chacun. Et c’est d’ailleurs ce à quoi vos prêtres ont été attentifs.

           Réunis la veille, le père Pierre, le père Charles et le père Patrick ont souhaité prendre un temps de partage sur l’évangile, à propos de Noël. Ils avaient choisi de méditer ensemble l’évangile de la nuit, s’accordant pour trouver important la phrase de l’ange aux bergers :

« Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple (…) »
!

          messe 3 « Pour tout le peuple » : la Bonne nouvelle n’est pas réservée à quelques uns. C’est pour tous qu’elle est annoncée et d’emblée, est signifiée l’universalité de l’Évangile qu’apporte Jésus Christ. Il y a là une vraie question pastorale, non seulement pour la fête de Noël, mais pour l’ensemble des activités de nos paroisses : faire en sorte que la Bonne Nouvelle soit pour tous, tant il est vrai que l’amour de Dieu est illimité, que sa bonté ne saurait se laisser restreindre par quoi que ce soit, y compris les faiblesses de notre Foi. Certes, nous sommes parfois plus ou moins éloignés de Dieu, de la vie de l’Église, de la prière. Nos doutes, nos indifférences, nos péchés nous écartent du Royaume, et nous peinons à rejoindre celui qui nous appelle et nous attend. Mais Noël, c’est d’abord la Bonne Nouvelle d’un Dieu qui sans nous attendre, franchit lui-même la distance qui nous sépare de lui, pour se rendre proche et accessible à tous. La crèche annonce ainsi la croix qui le verra offrir sa miséricorde jusqu’à ceux là même qui le rejettent !

           Peut-être qu’en ces temps d’incertitude et d’une certaine peur de l’autre, de l’étranger, de celui qui est d’une autre religion, en ces temps de tentation  vers ce que les sociologues désignent comme « un replis identitaire », il devient urgent de célébrer Noël et de nous réjouir de la popularité de cette fête. Car ce qui fait justement l’originalité de notre identité chrétienne, c’est l’universalité du Salut qu’elle propose, n’ayant pas plus de frontières que l’amour de Dieu n’a de limites. En cela, il n’y a pas de message politique caché, de militantisme en faveur d’un universalisme dérégulé et sans racines. Le Christ s’est incarné dans un peuple, une nation, une culture, et c’est à partir de là qu’il a parlé. Mais jamais il n’a laissé les limites (même légitimes) de la condition humaine devenir des obstacles à l’amour du Père et à l’universalité du Salut.

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Prions pour que la diversité de nos assemblées de Noël soit reçue comme un signe et un appel du Christ à un amour sans limites. Prions pour que là ou des hommes s’opposent et s’affrontent dans des catégories quelle qu’elles soient, les fidèles du Christ soient des artisans de paix et de réconciliation, semeur de confiance et d’espérance face à la montée des peurs et des méfiances.

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